THÉRAPIE OFF-ROAD (PART. 3/5)

Nota Bene:
Ce texte a été rédigé par Annie, une de nos clientes lors de notre road trip au Népal en 2022.
Celui-ci n’a pas été modifié afin de conserver toute l’essence de son histoire.

Entering Mustang

 

Mustang en népalais signifie une plaine fertile.

Une chose est sûre, elle aura été fertile pour nous toutes et surtout en apprentissage.

Entrer dans le Mustang, c’est l’équivalent de recevoir 60 leçons de moto en une seule traite.

Nous avons toutes repoussé nos limites sur cette terre difficile.

Au tout début, en regardant l’état des routes, je n’avais qu’une seule envie : poser mes fesses dans la voiture et m’agripper à la poignée pour suivre des yeux mes roads sisters…

Ça, c’était mon envie de départ, mais elles m’ont montré la voie et la bonne attitude à avoir.

Jamais elles ne se sont plaintes de quoi que ce soit, m’encourageant involontairement à adopter la même attitude.

Je pense que je n’ai jamais autant retenu mon souffle derrière mon casque que lors de cette traversée, et pourtant, respirer est justement la chose à faire.

Une chose me revient constamment dans la tête, et ce pendant tout le voyage : « suis des yeux le casque de Sushant » ou « suis des yeux le casque de Yurbisha » et il ne t’arrivera rien.

C’est ce que j’ai fait, et je suis toujours en vie.

On ne peut vivre que le moment présent en off-road, on est plongé dans un état de concentration tellement intense, que notre corps, âme et esprit se fondent avec les secondes et les minutes qui passent.

Les passages accidentés du Mustang nous poussent à affronter notre peur en tête-à-tête, et l’on ressort avec un apprentissage précieux :

« Ne pas se laisser dominer par sa peur ».

Nous faisons une pause thé, je discute avec mes road sisters, je leur dis que mon envie au départ en regardant l’état des routes : Monter dans la voiture.

Puis finalement, je me laisse guider par mes road sisters, et leur énergie et soutien qui me permettront de traverser la moitié de la première partie du Mustang.

Mon état d’esprit avait totalement changé, maintenant, je n’avais plus qu’une seule envie : remonter sur la moto et finir cette première partie.

Je l’ai fait !

Avec la fatigue, et mes douleurs articulaires, j’ai préféré me reposer dans la voiture lors de la deuxième partie du Mustang et je pense sincèrement avoir bien fait, car elle était tout aussi spectaculaire que la première partie, voire davantage.

À la fin de la journée, j’ai salué la performance de mes road sisters.

Je les ai baptisées les déesses du off-road.

Chapeaux bas mesdames!